La signification de la philosophie
Dans « La découverte mutuelle, au bout du tunnel »
Un roman
par Antoine Archange Raphaël
Marie et Bernard doivent une dette de reconnaissance envers la philosophie ; car, grâce à elle, ils ont oublié leur haine et ont répondu à la nature alléchante d’un bon dialogue philosophique.
En effet, Marie et Bernard ont découvert que, comme la musique, la philosophie est une langue universelle.
En d’autres termes, malgré la multiplication ahurissante des moyens de distraction, la philosophie, selon Karl Jasper, reste accessible à tout le monde.
En somme, la philosophie ne se développe pas en vase clos et à partir de rien. Elle reflète d’une façon plus ou moins dialectique et critique les éléments de la réalité.
Autour du philosophe les gens s’activent. Une forte majorité souffre de privation. D’autres se débrouillent et se maintiennent tant bien que mal dans le contexte social. Des connaissances dites positives élargissent les horizons intellectuels et technologiques, à côté des guerres intestines et internationales. Des conduites réfléchies et des actes désespérés et irrationnels se déploient simultanément dans le même monde.
D’un côté, l’image télévisée montre le vaisseau spatial, un projet de plusieurs billions de dollars ; de l’autre, l’image d’une ligne d’hommes et de femmes, munis de boîtes vides, à l’attente de nourritures gratuites.
D’un côté, des gouvernements, assistés d’une riche panoplie d’experts, rendent la vie infernale à leurs sujets ; de l’autre, un seul individu essaie d’apporter du baume dans le cœur de millions de gens à travers la planète.
Alors, un vrai imbroglio sollicite la réflexion philosophique. Aussi le philosophe ne fait-il qu’éveiller dans l’esprit des lecteurs et des auditeurs ce qui était déjà dans leur subconscient, ou dont ils avaient conscience, mais qu’ils trouvaient du mal à exprimer.
A titre d’exemple, Marie et Bernard soulèvent des questions capables de solliciter l’activité philosophique : pourquoi existe-t-il tant de problèmes irrésolus sur notre planète, tandis que la science, proclame-t-on, atteint à un haut degré de sophistication ; tandis que la méthodologie scientifique a acquis droit de cité dans les autres sphères d’activités humaines ?
Pourquoi la persistance d’une déshuma-nisation endémique, tandis que les pensées les plus diverses et révolutionnaires affectent les endroits les plus reculés du monde, grâce au développement des moyens de communication ?
Pourquoi cette atmosphère d’animosité et de haine universelle, tandis que les sectes religieuses et d’autres groupes moralisants distillent des préceptes de savoir-vivre à travers le monde ?
Pourquoi existe-t-il tant de problèmes sur notre planète, malgré notre croyance d’avoir atteint à un haut degré de civilisation ?
Avons-nous fait des progrès dans le domaine de la moralité, de la religion, de la science, de l’art et de la philosophie ? Si la réponse est positive, comment l’expliquer ? Si la réponse est négative, alors il faut conclure à la nature énigmatique de l’humanité.
Sommes-nous les esclaves de nos cerveaux, au point de ne pas hésiter à causer tant de tragédies à travers la planète ? Comment orienter le pouvoir dominant de nos cerveaux dans des voies constructives ?
En effet, Bernard et Marie ne conçoivent point les calamités causées par des hommes et des femmes, sans se représenter le processus cérébral qui les y a conduits : leur conception, la délibération possible sur elles et leur exécution.
Comment pouvons-nous, à un moment donné, suspendre nos efforts insensés ?
Nous comprenons alors la mixte réception faite au philosophe : certains l’accueillent chaleureusement ; d’autres l’abominent ; beaucoup le prennent pour un fou.
Après avoir passé un long temps à dialoguer sur ces questions, Bernard et Marie concluent que les raisons de leur désaccord personnel représentent des broutilles. Alors, ils tombent amoureux l’un de l’autre.
Note: Le livre "La découverte mutuelle , au bout du tunnel" et sa version anglaises peuvent se procurer directement de: www.lulu.com.